Pourquoi le vendredi ?
D'aussi loin que je me rappelle, le vendredi est la journée de la semaine que je préfère. Le vendredi est autant une fin qu'un début, la fin de la semaine et le début du week-end. Et j'aime cette idée que la fin s'avère toujours le commencement d'autre chose… même si je reconnais que cela a peu à voir avec ce sujet. Adolescent, le vendredi était un soir de sortie. Parfois, on allait à la danse organisée par l'école — eh oui, en ce temps-là, on ne cadenassait pas les portes de l'école à la fin des classes. Sinon, on se réunissait dans le sous-sol d'un ami, en l'occurrence celui des parents d'André Drouin sur la 15e Avenue. Plus tard, jeune adulte, on allait s'éclater dans un bar en ville, à plus d'une heure de bus de Pointe-aux-Trembles. Puis le temps a passé, je me suis marié, je suis devenu père d'un garçon. Avec mon fils, après une semaine de travail souvent surchargée, je passais le prendre à l'école pour aller manger chez McDo. Sur place, il avalait rapidement son menu valeur et allait se défouler dans l'aire de jeu du restaurant pendant que je prenais un tranquillement un café, "tranquillement" malgré le bruit d'une vingtaine d'enfants qui s'interpellaient en criant. Tout en le regardant jouer du coin de l'œil, je lisais un livre ou discutais parfois avec des mères de famille, les pères étant une denrée rare dans mon quartier. Après, généralement autour de 19 heures, nous rentrions à la maison. Après le bain de soir, nous nous assoyions au salon pour voir un film d'Astérix ou de Babar.
Le vendredi, donc, était un jour de joie, un jour quasi magique qui porte en lui la promesse d'un bon week-end.
Mais ce n'est pas pour cela que j'ai décidé d'intituler ce blogue Le Vendredi, même si l'établissement d'un lien avec ce qui précède ne serait pas incongru. Comme vous le savez, depuis trois ans, j'écris cinq cents mots par jour. Je me suis d'ailleurs exprimé à ce sujet au début de l'année 2023. De ces écrits quotidiens naissent parfois des microfictions, des idées, des réflexions sur les choses de la vie, dont certaines se retrouvent d'ailleurs sur mon site principal, Les mots de la fin. Et voilà qu'à la discipline des cinq cents mots j'ai décidé d'ajouter celle d'une publication par semaine, en l'occurrence le vendredi, justement, d'où le nom de ce blogue. (Vous avez saisi le topo ? Parfois, je passe par mille et un détours pour arriver au cœur de la question…)
Mais une fois qu'on a établi qu'on allait mettre en ligne un texte par semaine, toujours le vendredi, se pose a question du véhicule, de la plateforme de blogging . Bon, je ne vais pas vous enquiquiner longtemps avec ça, notamment parce qu'une amie, qui prend la peine de relire mes textes pour en souligner les fautes, m'a averti qu'elle ne lirait pas mes textes à saveur technologique. Un homme averti en vaut deux, paraît-il. Alors, voici : avoir en avoir testé plusieurs services de blogging (Write-as, Mataroa, Blogger, WordPress, etc.), mon choix s'est arrêté sur Bear Blog, une plateforme minimaliste qui, tout en mettant en valeur le texte, consomme peu de ressources et, par conséquent, s'avère beaucoup moins nuisible pour l'environnement. Aucun service n'est parfait, à moins de payer le prix fort comme sur Ghost, par exemple. Pour moi, le plus important que Bear me permet de mettre facilement mes notes en ligne, car il est compatible avec le format markdown, celui que j'utilise dans la rédaction de mes textes dans Joplin, une application Open Source de prise de notes. Alors, tout ce que j'ai à faire, c'est de rédiger mon billet du vendredi, souvent à partir des notes rédigées les six jours précédents, et de le coller dans Bear. Et le tour est joué.
Chaque vendredi, un billet sera donc mis en ligne. Et par courriel, je collerai ce texte dans un message à l'intention de mes abonnés — dont le nombre s'avère encore tout à fait gérable, rassurez-vous… À la fin de chacun de ces messages, j'inscrirai les mots suivants : "Pour se désabonner : répondez non à ce message et, sans poser de question, je vous retire immédiatement de la liste d'envoi."
À vendredi prochain !
Daniel Ducharme - billet no 09 : 2026-05-01